Conseils aux

éc
rivains en herbe
 
 


Des conseils plus récents figurent sur ma page facebook "Conseils aux écrivains en herbe"

Conseils 1 : l’écriture de votre manuscrit

La meilleure chose est d’écrire comme vous le sentez.

Si vous êtes « inspiré», que vous entendez une petite voix dans votre tête qui vous dicte ce que vous devez écrire, écrivez aussi souvent que possible sous sa dictée, elle a très souvent de bonnes idées. Vous ferez le tri ensuite.

Si en revanche le fait d’écrire résulte davantage chez vous d’une volonté consciente que d’un besoin, et que cela vous rassure de tout planifier à l’avance, de commencer la rédaction seulement une fois que vous connaissez tous les détails de l’intrigue du début à la fin, ne changez rien à votre démarche, griffonnez autant de brouillons que vous le souhaitez, tracez des tableaux, dessinez des personnages si besoin.

Aucune méthode n’est meilleure que l’autre.

Cependant se laisser uniquement porter par l’inspiration peut s’avérer très mauvais car le lecteur risque de ne pas réussir à rentrer dans le monde de l’auteur qui, bien souvent, guidé par cette petite voix intérieure, n’a pas un instant pensé à la personne qui allait lire son ouvrage et donc ne l’a pas rendu accessible voire même compréhensible dans son intégralité. Et de toute façon, avant d’être publié, il est extrêmement rare qu’un ouvrage ne soit pas à retoucher plus ou moins à partir des pistes proposées par la maison d’édition, l’auteur doit donc s’habituer très tôt à se remettre en question et à prendre du recul par rapport à ses choix.

A l’inverse, un auteur qui planifierait l’intégralité de son manuscrit sans se laisser envahir par moments par des sensations personnelles, des questionnements intimes, et sans chercher à les retranscrire sur le papier risque d’écrire un manuscrit trop artificiel qui manquerait de vie et ne serait donc pas très engageant  pour le lecteur.

Quand l’on est plutôt un écrivain qui planifie, le mieux est donc d’ajouter une touche de pragmatisme et de prise de recul à tête reposée lorsque l’on est davantage enclin à être « inspiré », et de laisser quelque peu la magie du souffle artistique envahir ses écrits .
 
Pour ce qui est de l’heure, du lieu, bref, du contexte de l’écriture, ainsi que du support (papier ou écran), tout dépend bien sûr de votre caractère. Certains peuvent travailler n’importe où, n’importe quand, dans la solitude comme dans l’effervescence de la foule, d’autres auront besoin de conditions de concentration et d’un rituel particuliers.
 
Conseils 2 : l’évaluation de votre manuscrit

Une fois la phase de rédaction terminée, vous n’aurez réalisé qu’une infime partie du trajet qui mène à la publication. La grande majorité des auteurs retravaille énormément ses textes avant de les envoyer aux éditeurs. Cette étape est pénible car il est difficile concrètement de savoir ce que son texte vaut. Parfois il aura semblé génial pendant la rédaction, puis des plus ordinaires  et inintéressant à la première relecture, ou inversement. Le principal est dans un premier temps de se calmer, d’essayer de vider de son esprit tout préjugé sur son texte, d’expurger tout ce que l’on sait à son sujet, de tenter d’avoir un regard neutre. Le mieux est de laisser un peu de temps entre la fin de la rédaction et la première relecture de l’intégralité du texte.

Puis il s’agira de procéder à deux relectures :

+ la première relecture s’apparenterait à la première lecture que pourrait réaliser un lecteur lambda, donc n’importe qui. Il s’agit de lire le manuscrit en essayant de suivre l’histoire, de voir si les personnages nous parlent ou non, si tout est clair et de prendre garde tout de même à la forme (orthographe, syntaxe, style, typographie). Si vous procédez à cette relecture sur ordinateur, dès qu’une impression émerge concernant tel ou tel point bancal (n’importe lequel, cela doit venir de vos tripes), indiquez-la dans une bulle, ou en couleur dans le corps du texte. Vous tenterez de solutionner ce point plus tard.

+ la seconde relecture est plus scolaire et technique, dirais-je. Il s’agit de dresser un tableau contenant plusieurs colonnes :

= une première où figureront les numéros de pages (de chaque chapitre : ex p1-28 puis en dessous les numéros de pages auxquels correspondra (dans la colonne 2) chacun des événements racontés dans le livre)

= une autre où vous indiquerez le titre de chacun des chapitres à côté bien sûr du numéro de la page y correspondant au fur et à mesure qu’ils apparaîtront et en-dessous de chacun son résumé. Les titres (non obligatoires) ou citations en italique (dans ce cas avec les références de l’auteur et de l’ouvrage) devront être courts, tranchants, résumer le chapitre de façon assez abstraite et pleine de suspense afin d’éveiller la curiosité du lecteur et l’inciter à le lire. Dans cette colonne, où il s’agira pour vous aussi de résumer ce qui se passe et se dit (même les détails), vous indiquerez par ailleurs avant chaque phrase résumant un nouvel événement ou une nouvelle information, le(s) lieu(x) où se passe l’action et la ou les date(s) si ces informations sont présentes

= une troisième concernant les personnages et la narration : il s’agira d’indiquer au fil du résumé, en face des bons numéros de pages :

_ quels sont les personnages apparaissant dans chacun des chapitres ?

 _quels sont les personnages dont l’on parle ?

_ la narration est-elle faite par un narrateur plus ou moins omniscient extérieur à l’histoire (qui n’est pas un personnage) qui décrit les événements à la troisième personne? Dans ce cas faites attention de ne pas abuser de ce narrateur, il peut paraître  parfois trop puissant, pesant, et pédant, ce qui risque de rendre la lecture trop artificielle, l’intrigue hermétique et d’empêcher l’identification du lecteur avec les personnages. Evitez surtout de le faire s’adresser directement au lecteur, son omniscience et sa prétention seraient très mal considérées par le lecteur. Il ne doit pas avoir trop de poids. Cependant, il est essentiel lorsque l’auteur a besoin de résumer un élément certes essentiel à la bonne compréhension de l’intrigue, mais qu’il ne vaut pas la peine de développer trop, au risque de retarder le récit et de faire que le lecteur s’impatiente.

_ou par un narrateur-personnage qui décrit ce qu’il voit et entend à la troisième et première personne ou qui monologue, et dont l’on connaît donc les pensées intimes ? Il permet davantage au lecteur de s’identifier à lui et donc de pénétrer dans l’histoire, mais ses remarques peuvent paradoxalement paraître trop futiles, pas assez universelles à des lecteurs qui ne se reconnaissent pas du tout en lui ; par ailleurs il est toujours bon de faire intervenir plusieurs points de vue dans un roman, et non un seul.

Y-a-t-il des dialogues par endroits ? Si oui il faudra là aussi indiquer entre qui, si un narrateur à la troisième personne extérieur au récit ou un narrateur-personnage les commente au fur et à mesure ou non.

Des extraits d’écrits (journal intime, journal, revue, rapport, loi, traité, agenda…), des descriptions de films vus par les personnages, sont-ils présents ? Si oui, par qui ont-ils été écrits ?

Bien sûr, vous devrez bien veiller à ce que le numéro de page correspondant à tel événement soit en face de celui-ci dans le tableau (tracez des traits entre chacun d’eux) et à ce que le recours à tel ou tel type de narrateur soit aussi stipulé au bon endroit afin que tout soit aligné et clair.

= la dernière colonne concernera la longueur des phrases : si par exemple vous vous rendez compte que vous avez écrit des phrases très longues à un endroit, il faudra indiquer où, et de même pour les phrases courtes. Il est en effet essentiel que fond et forme composent un tout, et qu’à la lecture, la forme soit si bien au service du fond qu’on ne la remarque quasiment pas. Les phrases longues sont généralement utilisées pour les descriptions de lieux, de personnages, alors que les phrases courtes le sont dans le feu de l’action, pensez aussi aux phrases sans verbes, constituées seulement d’adjectifs ou de noms qui donnent de l’énergie au récit et permettent de faire ressentir au lecteur telle ou telle émotion (peur, joie…). Toutes les sensations (odorat, vue, ouïe, toucher, goût) doivent apparaître dans votre livre, le lecteur doit absolument s’imprégner de votre univers. Pour ce qui est des dialogues et monologues, lisez surtout beaucoup de romans. Il en existe plusieurs types. Ils doivent en tout cas être vivants, la ponctuation y est très importante (tout comme l’absence de ponctuation qui montre que le personnage est dans un état psychologique spécifique de peur, de doute etc…), la longueur des phrases aussi (tout dépend de l’état psychique des personnages), et les mots peuvent avoir été effacé, il en est de même pour les dialogues (le lecteur peut ainsi imaginer la suite, le récit devient plus vivant. Lisez les grands auteurs latino-américains de la seconde partie du XXème, et observez bien comment ils procèdent, vous trouverez chez eux une foule d’idées originales et très efficaces concernant tous ces points ainsi que la narration.

= la troisième étape consistera bien sûr à relire très précisément ce tableau et à repérer:

+ toutes les incohérences plus ou moins graves susceptibles d’être présentes dans le récit (dans la chronologie, la description des personnages, la narration, les lieux…)

+ les passages secondaires qui ont été trop développés et seront donc à raccourcir, et à l’inverse ceux qui devront être enrichis car ils sont primordiaux mais n’ont pas été assez développés

+ si les paragraphes et chapitres ont été coupés de façon cohérente car ils forment une unité

+ les personnages inutiles, très secondaires et donc à supprimer, ou à retravailler de sorte qu’ils soient moins personnalisés, et à l’inverse des personnages qui sont trop abstraits et pas assez construits alors qu’ils font avancer l’action et sont essentiels dans le récit

+ les titres trop bateau, trop longs

+ enfin si le titre global sonne bien, est assez court et percutant, résume bien l’idée du manuscrit, sans en dire trop, serait susceptible d’attirer le lecteur tout en ménageant le suspense. (Signalons au passage qu’il est souvent judicieux de ne faire figurer aucun article dans le titre)

= une quatrième étape consistera à corriger toutes les lacunes repérées  dans le manuscrit grâce au tableau que vous aurez dressé au préalable. Ce dernier vous permettra aussi de défendre vos choix avec assurance, aplomb et professionnalisme face à un éditeur qui souhaiterait comprendre votre démarche

= une dernière étape consistera à relire très attentivement l’intégralité de votre texte en prenant bien garde aux passages que vous aurez transformés et au style :

+ évitez de commencer plusieurs fois de suite vos phrases par la même formule

+ bannissez le plus possible les verbes « avoir » et « être »
+ regardez bien les temps verbaux que vous avez utilisés (passé simple : action rapide, passé composé : plus lente, le présent : sert à actualiser le récit d’une action révolue ou à raconter une action qui se passe dans le présent de la narration) et pensez à la concordance des temps

+ ajoutez des mots de liaison à vos phrases, enrichissez votre vocabulaire, rajoutez des signes de ponctuation ( ?, !, …) sans non plus tomber dans l’excès

Enfin, vérifiez la mise en page de votre texte : le mieux est de l’écrire sous interligne 1,5, avec des retraits en début de paragraphes, une page sautée avant chaque nouveau chapitre, une seule police (times new roman ou arial : les plus répandues, ne cherchez pas trop la fantaisie sur ce point).

Pensez surtout bien que vous ne devez pas tout dire au lecteur. Il n’est pas aussi bête que certains peuvent le penser et pourra comprendre facilement votre manuscrit sans que vous lui mettiez sans cesse les points sur les i. Si vous le prenez trop par la main, il se lassera, n’aura aucun espace pour s’approprier votre récit ni pour faire fonctionner son imagination car vous aurez trop donné de descriptions, il ne pourra pas investir votre monde fictionnel en se le représentant mentalement à sa manière. Suggérez les choses sans les dire trop explicitement.

La Revue Livres Hebdo, une aide précieuse :

Lire de façon assidue la revue Livres Hebdo est très utile et intéressant car elle traite à la fois des livres qui sortent dans les librairies, de l’actualité du monde de la librairie et de l’édition et des débats actuels concernant le livre en général.  Mais surtout ne vous y abonnez pas. L’abonnement coûte très cher (environ 400 euros) car il s’agit d’une revue professionnelle haut de gamme. Normalement, toutes les bibliothèques publiques y sont abonnées. Les Bibliothèques Universitaires de Lettres la mettent en général en rayon pour une consultation sur place. Quant aux bibliothèques municipales, elles la reçoivent aussi, mais ne la proposent pas aux lecteurs. Il s’agit alors de bien s’entendre avec les bibliothécaires pour qu’ils acceptent de vous la prêter ou de vous la laisser consulter sur place toutes les semaines.
 
 
Conseils 3 : trouver un éditeur


Voilà, il ne vous restera plus qu’à chercher un éditeur. Utilisez un annuaire d’éditeurs afin de connaître la spécialité de chacun. Vous pouvez en acheter un au Salon du livre de Paris fin mars («Catalogue Officiel » vendu au guichet de l’entrée, et d’une valeur d’environ 60€), mais attention, seules les maisons d’édition présentes au salon ce jour-là seront répertoriées à l’intérieur (dont les maisons d’édition des autres pays invités). La revue Livres Hebdo publie tous les 2 ans dans un numéro hors-série un répertoire des éditeurs et diffuseurs (de France et de Belgique) d’une valeur là aussi d’environ 60€. Ce document est plus intéressant et complet que celui publié par le Salon du Livre. Vous y trouverez les adresses postales, mails, et web des maisons d’édition, leur date de création, leur effectif, leur spécialité, le nombre de leurs titres au catalogue en tout et par an, le nom de leurs directeurs et autres, ainsi que celui de leurs comptoirs de vente et diffuseurs. Pour acheter ce répertoire, il faut contacter : Electre, Service Clients, 35, rue Grégoire-de-Tours, 75 006 Paris, tél : 01.44.41.28.33.

Adressez-vous aux maisons de petite taille pour commencer, qui publient des livres dans votre spécialité. Lisez certains ouvrages qu’elles ont déjà publiés afin de pouvoir juger si votre manuscrit serait susceptible de les intéresser. Analysez très précisément leur site web afin de connaître chacune de celles que vous contacterez sur le bout des doigts. Il vous faudra en effet expliquer à vos interlocuteurs éditeurs, dans la lettre très bien tournée que vous leur adresserez par la poste accompagnée de votre manuscrit (relié) et d’une brève présentation de vous-même, pour quelle raison vous pensez que leur maison d’édition serait susceptible d’être intéressée par votre manuscrit. Vous devrez ensuite défendre votre manuscrit sans pour autant harceler le personnel de la maison.   

Bon  courage

Conseils 4: Lisez les conseils d'un écrivain à succès...

Bonjour à tous et à toutes.

Voici des conseils très utiles prodigués par le grand écrivain Bernard Werber:

http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/conseils_ecrivains.html


Conseils 5: Lire, lire, et lire...


Lire, lire, et lire…

On ne peut être écrivain si l’on n’est pas lecteur. Les lectures doivent être très variées afin d’enrichir votre lexique, et de vous permettre de diversifier votre narration, de mieux construire vos personnages et de donner plus de vie à vos ouvrages. Lisez une première fois chacun des ouvrages qui vous semblent les plus passionnants en vous intéressant seulement, dans un premier temps, au récit et à la trame. Puis, à l’occasion d’une seconde lecture, décortiquez davantage l’ouvrage en observant la chronologie, la construction des personnages, les descriptions de ceux-ci ainsi que des paysages, l’ambiance, la narration, les titres et sous-titres, la longueur des phrases selon le type d’informations communiquées dans chacune d’elles, le lexique.

Les romans incontournables :

Les romans français du XIXème, les romans français du XXème et XXIème. Les romans classiques les plus connus de la littérature étrangère (incontournables : les romans russes, Cervantes et son Don Quichotte). Certains romans étrangers du XXème et XXIème (littérature du continent africain, nord-américain, sud-américain (en particulier les romans de Manuel Puig, Vargas Llosa, Carpentier (pour la narration et l’atmosphère)).

Le théâtre :

Classique français, moderne français, classique et moderne anglais, italien et espagnol : bien sûr il faudra bien observer la construction des dialogues (longueur des phrases), la caractérisation et l’hétérogénéité des personnages, l’atmosphère, la trame.

Les recueils de nouvelles :

Lisez un peu de tout, les incontournables étant les nouvelles de Pirandello, Moravia, Cervantes, et les recueils de nouvelles françaises modernes. Observez dans ces ouvrages comment émerge le suspense, la longueur des phrases, la construction de l’atmosphère, la trame, les descriptions. Le nombre de pages d’une nouvelle se devant d’être limité, l’auteur doit toujours aller à l’essentiel tout en parvenant à construire un univers malgré tout.

Les recueils de poèmes:

Là encore, lisez des poèmes de toutes les époques et de tous les continents. Ce type de lectures vous permettra d'apprendre à soigner vos atmosphères, et à procéder à un choix plus minutieux de votre lexique.


La bande dessinée :

Là encore, lisez un peu de tout, des classiques aux modernes. Il faudra bien vous concentrer sur les choix opérés par les scénaristes et dessinateurs vis-à-vis des événements de la trame devant faire l’objet de vignettes ou étant seulement résumés par un personnage ou ayant eu lieu mais sans avoir été évoqués explicitement.

Autres genres :

Journaux, magazines et autres : lisez-les aussi, vous pourrez être amené à introduire des extraits de textes de ce type dans vos écrits (effet de réel, hétérogénéité du récit et points de vue différents sur un événement= richesse).

Rendez-vous le plus souvent possible au cinéma, au théâtre, à l’opéra, regardez aussi la télévision. Vous apprendrez ainsi à donner plus de richesse à vos écrits. En effet, vous apprendrez à construire une atmosphère plus nuancée basée sur la gamme de tous les sens humains (vue, ouïe, odorat, toucher, goût) et à composer des personnages moins monolithiques, ce qui facilitera l’identification du lecteur à ceux-ci, et donc son adhésion à votre ouvrage.

Vous pouvez demander à participer à un comité de lecture en tant que bénévole afin d’évaluer des nouvelles, voire des romans (chez lesnouveauxauteurs.com par exemple). Cela vous prendra très peu de temps, et vous permettra d’apprendre à prendre du recul par rapport à des écrits littéraires.

Enfin, observez le monde autour de vous, analysez ce que vous voyez, prenez des notes, c’est (encore) gratuit…

Conseils 6: SITE WEB INTERESSANT
 
Bonjour à tous et à toutes,

Voici un message intéressant qui vient de me parvenir de la part d'un contact écrivain:

"Voici le site LIVRES ET BD qui pourrait vous intéresser. Il permet aux auteurs de se renforcer vis-à-vis des éditeurs. Et aux éditeurs de se libérer du risque éditorial. Voyez en particulier les FAQ (foire aux questions) éditeurs situées au bas de chaque page de LIVRES ET BD.
... http://www.livresetbd.com/

Si c'est le cas veuillez vous inscrire comme lecteur (ou auteur ? ou éditeur ? ou libraire ?) pour recevoir notre lettre d’info qui vous tiendra au courant. C’est gratuit et sans aucun engagement de frais.

Bien cordialement

LE SITE EST OUVERT DEPUIS LE 28 OCTOBRE 2011
LIVRES ET BD a été créé afin d'apaiser les relations entre les auteurs et les éditeurs. Pour un nouvel auteur, trouver un éditeur est une démarche longue et difficile. Parce que les éditeurs hésitent à investir sur un nouvel auteur. Parce qu’éditer représente un grand risque.
C’est pour quoi LIVRES ET BD existe. L’auteur y trouve des lecteurs investisseurs attentifs à ses œuvres, livres et bd L’éditeur y sélectionne l'ouvrage d'un auteur qui dispose déjà de 800 lecteurs et d'un budget d’édition.
Les œuvres des auteurs, livres et bd, et leurs lecteurs, sont les bienvenus sur LIVRES ET BD : http://www.livresetbd.com/"
Lectures intéressantes

Corpus des états des lieux et des comptes rendus des 11 tables rondes portant sur la place du livre dans notre société

Téléchargeable à l'adresse suivante:
http://www.centrenationaldulivre.fr/?-Table-ronde-
Consultez par ailleurs le plus souvent possible le site web du CNL

Voici le document le plus intéressant:

Livre 2010 : Table ronde 7
Situation des auteurs de l'écrit : état des lieux et perspectives

Note de synthèse

La synthèse suivante a été faite à partir de deux ouvrages récents (très intéressants tous les 2)

Nathalie HEINICH, Être écrivain : création et identité, Éditions La Découverte, 2000.
Bernard LAHIRE, La condition littéraire : la double vie des écrivains, Éditions La
Découverte 2006.

Tandis que l’ouvrage de Nathalie Heinich, rédigé en 2000 à partir d’une trentaine
d’entretiens qui remontent à 1989 fondé sur une trentaine d’entretiens, adopte une approche principalement qualitative de la condition d’écrivain, celui de Bernard Lahire présente une enquête beaucoup plus quantitative, faisant appel à plusieurs centaines de témoignages récents (2004-2005).

1. Qu’est-ce qu’un auteur ?

Deux types de nomenclatures administratives sont utilisées aujourd’hui pour parler d’auteurs
et d’écrivains :

• celle de l’Association pour la Gestion de la Sécurité Sociale des Auteurs (AGESSA),
créée en 1977, qui répartit les auteurs en plusieurs sous-catégories (écrivains, traducteurs, illustrateurs de livres, auteurs de logiciels, dramaturges, auteurs d’oeuvres audiovisuelles, d’oeuvres cinématographiques, auteurs-compositeurs de musique, auteurs d’oeuvres
chorégraphiques et pantomimes) ;

• celle de l’INSEE pour le recensement général de la population, proposant la catégorie des “ auteurs littéraires, scénaristes et dialoguistes ”.

2. Origine socio-professionnelle des auteurs

Le mythe de l’écrivain ou de l’écriture sans origine ni raison ne résiste pas longtemps face aux données statistiques tirées de quelques grandes variables d’ordre sociologique, qui se révèlent significatives : origine sociale et culturelle, sexe, niveau de formation scolaire, position socio-professionnelle personnelle et PSP du conjoint, etc. Même si elles ne sont pas exigées, la haute formation scolaire des écrivains et leur appartenance originelle aux classes supérieures et moyennes sont des faits statistiquement manifestes. En outre, le sexe féminin reste en littérature le sexe faible. Plus on monte en reconnaissance, en particulier, moins il y a de femmes. Le prix Goncourt a connu moins de 10 % de lauréates depuis sa création ; le prix
Fémina à peine 35 %…

Appartenance professionnelle stable et ascension professionnelle
Écrivains appartenant professionnellement à : %
Classes populaires: 7
Classes moyennes: 15
Classes supérieures: 48
Ascension professionnelle au cours de l’existence: 30

Tous les tableaux sont tirés de Bernard LAHIRE, La condition littéraire : la double vie des écrivains, Éditions La Découverte 2006.

3. Une identité à négocier

Nathalie Heinich montre comment l’identité de l’écrivain se négocie dans une tension entre un “ régime de singularité ” et un “ régime de communauté ”. L’écrivain est toujours tiraillé entre l’obligation de gagner sa vie et le libre jeu de la création littéraire.
Différentes “ postures ”, ou stratégies sociales, sont repérables chez les écrivains interviewés par Nathalie Heinich (données statistiques + représentations et valeurs).

• Le compromis mercantile (sacrifier la valeur littéraire de l’oeuvre aux exigences du
marché, ex. romancier à succès).

• Le compromis artiste (sacrifice du confort matériel au profit de l’exigence littéraire de la création, ex. poète maudit).

• Le compromis public (par l’appel aux aides institutionnelles, ex. CNL, SGDL).

• Le compromis relationnel (possibilités de revenus annexes offertes par le milieu
professionnel, ex. écrivain radiophonique, critique littéraire).

• Le compromis temporel (arbitrage entre second métier et création littéraire).

4. La “ double vie des écrivains ”

Sur la base d’une enquête d’abord quantitative, menée essentiellement au cours de l’été 2004, sous forme de questionnaire envoyé à quelque 850 sondés (dont 503 ont répondu), et complétée, en 2005, par une quarantaine d’entretiens qualitatifs dont la teneur est restituée dans le second volet de l’ouvrage, le livre de Bernard Lahire fait apparaître la singularité de la situation des écrivains. Acteurs centraux de l’univers littéraire, ils sont pourtant les maillons les plus faibles de la chaîne que forment ceux qu’il est convenu d’appeler les “ professionnels du livre ”. En effet, les revenus de leurs publications leur permettent rarement de vivre de leur plume.

Revenus de publication en 2003
%
Aucun: 49
Moins de 200 euros: 9
De 200 à 1.000 euros: 11
De 1.000 à 3.000 euros: 12
De 3.000 à 5.000 euros: 7
De 5.000 à 10.000 euros: 6
Plus de 10.000 euros: 10

À la différence des ouvriers, des médecins, des chercheurs ou des patrons, qui passent tout leur temps de travail dans un seul univers professionnel et tirent l’essentiel de leurs revenus de ce travail, la grande majorité des écrivains, pour Bernard Lahire, vivent une situation de “ double vie ”, selon la formule du sous-titre. Contraints le plus souvent de cumuler activité littéraire et “ second métier ”, ils font alterner en permanence temps de l’écriture et temps des activités extra-littéraires rémunératrices (professeur, journaliste, etc.)

La nécessité générale d’un second métier met par ailleurs en relief le paradoxe selon
lequel ceux qui font vivre les professionnels du livre sont eux-mêmes incapables, pour la plupart, de vivre du travail littéraire qu’ils produisent. “ Toute l’activité économique de l’édition repose, en définitive, sur le travail et les productions d’acteurs souvent “non professionnels”, qui n’y consacrent pas l’essentiel de leur temps, et qui sont obligés de trouver ailleurs les sources de leur survie économique personnelle ou familiale. ” Bon nombre des écrivains qui sont passé à la postérité, du reste, ne vivaient pas de leur plume.

5. L’écriture et les activités “ para-littéraires ”

En plus des activités extra-littéraires, les écrivains se livrent souvent à différentes formes d’activité paralittéraire qu’on peut répertorier : lecture publique, présentation et signature en librairie, conférence-débat, participation à un salon du livre, atelier d’écriture, intervention en milieu scolaire ou en bibliothèque…
D’après l’enquête de Bernard Lahire, quelles que soient les inévitables variations
individuelles, ces activités sont d’autant moins appréciées par l’écrivain lorsqu’il jouit d’une reconnaissance littéraire et nationale élevée. Plus ce type de manifestation constitue en soi une sanction de son travail littéraire pour celui qui y participe, plus il a de chances de la considérer comme une compensation à l’absence d’autres marques de reconnaissance dont il pourrait être gratifié. Mais ces indications sont très sommaires, car dans la réalité des vécus, chaque individu a ses réactions propres et nulle règle ne prévaut.

En revanche, la condamnation de la société médiatique, qui confond fréquemment l’écrivain-personnage public ou l’écrivain-acteur social avec l’oeuvre littéraire, alors que les deux choses n’ont rien à voir, le tout provoquant une transformation des écrivains en “ animateurs ” (le terme est systématiquement stigmatisé), cette condamnation est très présente dans les discours. “ Chaque intervention publique proposée à l’écrivain est perçue comme potentiellement dangereuse. ”

Participations régulières à la vie littéraire selon le degré de reconnaissance (%)
Reconnaissances littéraire et nationale2

Très fort/ Plutôt fort/ Plutôt faible/Très faible
Organisation de salons ou fêtes du livre: 26/ 24/ 40/ 38,5
Organisation de concours ou de jury de prix littéraire: 19/ 11/ 16/ 14
Une maison d’édition 37/ 32,5/ 25/ 18,5
Une revue littéraire nationale 70,5/ 45/ 34,5/ 14
Une revue littéraire régionale 29,5/ 55/ 65,5/ 85,5

On lira : 26% des écrivains ayant un score de reconnaissances littéraire et nationale très fort participent régulièrement à l’organisation de salons ou de fêtes du livre…

6. La reconnaissance littéraire et sociale de l’écrivain

Il y a plusieurs manières de publier et d’être littérairement reconnu. La publication à compte d’auteur, la commande, les diverses formes de médiatisation, les prix littéraires plus ou moins reluisants, le passage d’un ouvrage en édition de poche, les concours locaux ou régionaux, les bourses et résidences offertes par des institutions, en France ou à l’étranger, toutes ces réalités conditionnent des formes d’existence littéraire très variables et concernent en pratique des individus fort divers dont, bien souvent, l’étiquette “ écrivains ” constitue le principal point commun.
Le sentiment même d’être ou de ne pas être “ écrivain ”, pour un auteur qui publie des
livres, est lui-même problématique. Deux paramètres se révèlent déterminants : le degré d’investissement dans l’écriture et la situation économique. Les “ joueurs occasionnels ” sont les participants au jeu littéraire qui ne vivent pas de leur plume et dont le second métier rémunérateur occupe un temps incompressible important ; les “ joueurs professionnels ” sont ceux dont les ventes de livres leur permettent de vivre de leurs droits d’auteurs, ils sont donc du côté des formes les plus commerciales de littérature ; les “ mordus du jeu ” sont ceux qui, malgré un second métier indispensable, vivent la littérature comme une nécessité vitale et — contrairement aux dilettantes de la première catégorie — subordonnent dans la mesure du possible leur existence sociale à la littérature ; enfin, les privilégiés qui n’ont pas besoin d’une
autre activité pour subvenir à leurs besoins, relèvent soit de la catégorie des “ mordus du jeu ” rentiers, soit de celle des joueurs devenus “ professionnels ” grâce à une reconnaissance littéraire et commerciale suffisante.
Finalement, se dire “ écrivain ” est doublement difficile : non seulement l’activité d’écriture ne bénéficie ni de la même régularité ni de la même stabilité que la plupart des activités professionnelles, mais elle est lourde de tout un glorieux passé entretenu par le système scolaire. Cela fait de la littérature une pratique pas comme les autres, qui peut être marginale économiquement et temporellement tout en exerçant un fort pouvoir d’attraction sur tous ceux qui vivent la littérature comme une affaire personnelle et proprement existentielle.

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Réflexions sur l'acte d'écrire:

Pourquoi écrire?

Cette interrogation surgit, il nous faut bien l'admettre, quand nous commençons à douter, lorsque notre crayon ou nos doigts s'immobilisent au-dessus d'une feuille ou d'un clavier.

1) Certains écrivent par nécessité:

- Marguerite Duras, Ecrire, Gallimard, 1993:

"Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit".

- G.C. Lichtenberg, Le miroir de l'âme, José Corti, 1997:

"Je dois absolument écrire pour apprendre à estimer l'ampleur du chaos qui m'habite".

- Nancy Huston, Instruments des ténèbres, Actes Sud, 1996:

"Sur quoi peut-on écrire sinon sur les choses qui nous hantent (...)"

- Marguerite Yourcenar, Radioscopie de Jacques Chancel, du 11 au 15 juin 1979, Editions du Rocher:

"J.C.: Pourquoi écrit-on?

M.Y.: J'avoue que je ne sais pas. C'est même un assez grand mystère. Un instinct profond semble évidemment vous dicter de le faire (...) Supposons qu'il apprenne que tout sera détruit demain, j'ai le sentiment que l'écrivain continuerait à écrire, exactement comme le cordonnier continuerait de fabriquer des souliers. Parce que c'est sa vocation dans la vie".



2) D'autres écrivent pour mieux se connaître:

- Le Clezio Jean-Marie-Gustave, Conversations avec JMG Le Clézio, Pierre Lhoste, Mercure de France, 1971:

"29 mai 1969:
J'écris pour me connaître précisément et en me connaissant essayer de comprendre les autres. Je ne me vois pas. Je n'arrive pas à imaginer ni comment je suis ni même ce que je veux être, j'essaie de le deviner et c'est pour ça que j'écris."

- Perec Georges, Je suis né, Le Seuil, 1990:

"(...) ce que je cherche à atteindre dans mon travail, c'est la manière dont cette enfance m'est redonnée. Tout le travail d'écriture se fait toujours par rapport à une chose qui n'est plus, qui peut se figer un instant dans l'écriture, comme une trace, mais qui a disparu".

- Ormesson Jean d'; "Garçon, de quoi écrire", avec François Sureau, Gallimard, 1989:

"J'écris parce que quelque chose ne va pas. Mais quoi? Je n'en sais rien. Je suis à la poursuite de quelque chose d'inconnu, d'un horizon lointain qu'il faut atteindre et qui se dérobe sans cesse".

 

Et vous, comment écrivez-vous?


Le site internet enviedecrire.com et le Salon du livre sont heureux de vous proposer un nouveau rendez-vous quotidien :
Et vous, comment écrivez-vous ?

Tous les jours les sites internet www.enviedecrire.com et www.salondulivreparis.com, vous présentent une nouvelle interview vidéo d’un écrivain sur le thème de la création littéraire.
• Quel est le point de départ de son texte ?
• Comment a-t-il structuré son roman ?
• Comment a-t-il construit ses personnages ?

Autant de questions que les lecteurs et les auteurs en devenir aimeraient poser aux écrivains reconnus. En se référant au dernier livre qu’ils ont publié, les invités dévoilent les coulisses de leur écriture.

 

enviedecrire.com, un site fabuleux qui regorge de conseils, de pistes et de réflexions très utiles et se décline en plusieurs rubriques toutes passionnantes: les interviews vidéos d'auteurs, les coulisses de l'édition, les conseils d'écriture, les concours et revues.

Vous y trouverez très certainement votre bonheur.

Mary-Gaëlle Tacnet


 

Ecrire un roman : les difficultés les plus fréquentes

Parfois, votre intrigue se heurte à certaines difficultés : une action qui s’essouffle, un personnage devient inintéressant, des transitions malheureuses… Voici quelques solutions à des problèmes qui reviennent souvent lors de l’écriture d’un roman.

L’action d’une scène s’essouffle
...
Vous n’arrivez pas à faire évoluer une scène d’action qui commence même à vous ennuyer. Vous pourriez passer des heures, voire des jours, à essayer de l’améliorer, mais la solution est certainement ailleurs. Si vous vous rendez compte que cette scène noie l’intrigue et la tire vers le bas, mieux vaut l’abréger. Au lieu de détailler l’action, allez droit au but. Bien sûr, on ne peut écrire un roman intégralement ainsi mais c’est un bon échappatoire si vous vous retrouvez dans cette situation.

Un de vos personnages devient terne

Parfois, un personnage finit par manquer d’intérêt. Pour remédier à cela, ajoutez-lui un brin de folie. Pourquoi ne pas, par exemple, lui donner une obsession. En plus d’étoffer sa personnalité, cette obsession peut pimenter l’intrigue. Le côté névrosé de votre personnage avec son obsession peut être utilisé à des fins comiques ou tragiques, selon l’angle que vous choisissez.

Vous avez peur de noyer le lecteur sous un flot d’informations

Vous êtes arrivé à un point dans votre roman où un personnage fait une grande révélation, un narrateur omniscient raconte ce qu’il sait ou encore votre personnage élucide un mystère. Il y a beaucoup à dire et à expliquer et cela peut ne pas sembler naturel. Une des solutions est alors de transformer la narration en dialogue. Par exemple, faites en sorte que deux de vos personnages se disputent. Le conflit va permettre de livrer la plupart des faits au lecteur. Le conflit interne fonctionne également si votre personnage est seul.

Vous n’arrivez pas à connecter deux scènes

Si vous ne trouvez pas de transition, allez au plus simple, séparez ces deux scènes. Les chapitres sont là pour ça. Pour en savoir plus sur comment les structurer, consultez notre article.

Vous n’avez pas de suite

Vous ne savez pas comment continuer votre histoire, vous avez tout dit sans pour autant que le roman soit fini. Ecrivez alors toutes les suites qui vous passent par la tête, même ce qui vous semble mauvais. Le brainstorming est souvent efficace. Une idée, même mauvaise peut vous faire penser à une meilleure suite. Continuez ainsi et celle-ci vous sautera aux yeux.

(D’après Elizabeth Sims The Writers Digest. Crédit Photo : © Air0ne)
 

L’écriture selon : Milan Kundera

Milan Kundera est né en 1929 à Brno en République Tchèque. Il s’intéresse beaucoup à l’histoire du roman et étudie ceux qui ont fait évoluer cette forme, Flaubert, Kafka, Joyce… Dans cette interview réalisée en 1980 par le Paris Review, Milan Kundera nous explique sa vision du roman.

Quelle est votre vision du roman ?
... La forme romanesque permet beaucoup de libertés. Un écrivain ne doit pas voir le roman comme une forme à la structure inviolable, au contraire, il doit passer outre les structures prédéfinies. Les seules règles qu’un auteur peut se donner, c’est de faire méditer sur l’existence des personnages inventés. Il peut ensuite se laisser aller à diverses formes : roman narratif, autobiographie, roman historique, fantastique… Le roman peut tout combiner et créer ainsi un ensemble polyphonique. L’unité d’un roman ne découle pas forcément d’une intrigue, elle peut découler de thèmes. Mon livre Le livre du rire et de l’oubli (Gallimard, 1979), n’est pas considéré comme un roman, car il n’y a pas d’unité d’action. Les lecteurs ont du mal à s’imaginer un roman sans cette unité. Sterne (Tristram Shandy, 1760) et Diderot (Jacques le fataliste, 1796) se sont amusés à jouer avec celle-ci, en la rendant fragile.

Comment écrivez-vous ?

Je me suis peu à peu rendu compte que mes romans comportaient tous sept parties. Ce n’est pas une question de superstition ou de besoin de structurer mes romans ainsi, il s’agit vraiment d’un hasard, de quelque chose d’inconscient. C’est une obligation profonde et incompréhensible à laquelle je ne peux pas échapper. Il doit y avoir également tout un monde construit à l’intérieur de chaque chapitre. Ils doivent être relativement indépendants. Je me dispute souvent avec mes éditeurs pour que chaque chapitre soit bien séparé et correctement numéroté. Les chapitres, ce sont les mesures dans une partition de musique. Chaque mesure (chapitre) est différente, certaines sont longues, d’autres courtes et elles ont chacune leur propre tempo. Je pense pouvoir résumer mes romans en ces deux points précédemment énoncés : la polyphonie, qui unit autour d’un thème des éléments hétérogènes et la structure en sept parties.
TheParisReview.com,
Milan Kundera, The Art of Fiction No. 81

Interviewed by Christian Salmon

 

Concours de nouvelles du Mans

L’Association pour le Prix de la Nouvelle de la Ville du Mans organise une nouvelle édition de son concours littéraire. Le thème imposé est : la peur.

Les textes (maximum dix pages avec double interligne, écrits en police Arial 12 et agrafés) doivent parvenir en 5 exemplaires. Les frais d’inscription au concours sont de 8 euros.
...
Les participants ont jusqu’au 15 juin 2012 pour envoyer leur nouvelle.

Ils seront informés des résultats à l’issue de la réunion du jury désignant les lauréats au début du mois d’octobre 2012. Les prix seront remis au cours de la manifestation La vingt-cinquième heure du livre qui aura lieu le dimanche 14 octobre 2012.

Le premier prix est un chèque d’un montant de 300 euros
Le 2e prix : 200 euros
Le 3e prix : 100 euros

Découvrez le règlement complet du : concours de nouvelles du Mans 2012
Dans ce document, à la suite du règlement, vous trouverez également les textes des nouvelles lauréates en 2011. De quoi vous donner des indications sur les goûts et les préférences du jury !

http://www.enviedecrire.com/wp-content/uploads/reglement-Prix-de-la-nouvelle-le-Mans-2012.pdf
 
 


Entrer en littérature : premiers romans et primo-romanciers dans les limbes

Bertrand Legendre et Corinne Abensour
(Editions Arkhê, 2012)
...
http://www.enviedecrire.com/entrer-en-litterature-bertrand-legendre-corinne-abensour/

Cette enquête sur les processus d’entrée en littérature s’intéresse à la fois au premier roman et aux primo-romanciers. Réalisée par les spécialistes de l’édition contemporaine Bertrand Legendre et Corinne Abensour, elle a été menée sur la période 1988–2008. Elle révèle les stratégies des auteurs en vue d’accéder à la publication. Elle dévoile également leurs critères dans le choix des éditeurs, leurs modes de prise de contact, ainsi que leurs représentations des politiques éditoriales.

Que deviennent les primo-romanciers ?

Au-delà de la publication d’un premier texte, le parcours des écrivains n’est pas tout tracé. La publication d’un deuxième roman dans la même maison d’édition n’a en effet rien d’une certitude. Certains changent d’éditeur, d’autres renoncent à l’écriture littéraire ou se tournent vers des genres non romanesques.

Menée au plus près des pratiques de l’édition littéraire, cette enquête remet en cause nombre d’idées pré-conçues. La destinée des premiers romans et de leurs auteurs y est étudiée en profondeur, chiffres à l’appui.

Découvrez sur le sujet une interview vidéo de Bertrand Legendre : Un premier roman, et ensuite ?
 

Appel à textes de LanFeust Mag
 

Lanfeust Mag a été lancé en 1998. Ce magazine mensuel (numéro double l’été), spécialisé dans l’héroïc-fantasy, la science-fiction et le fantastique, prépublie des planches de BD qui seront ensuite éditées par Delcourt ou Soleil. On y trouve aussi l’actualité du genre, des gags, des interviews d’auteurs… Tiré à 20 000 exemplaires (40 000 ex. pour le numéro double de l’été), Lanfeust Mag est vendu sur abonnement et en kiosque.

Lanfeust Mag propose également dans chacun de ses numéros une nouvelle présentée sur trois ou quatre pages. Elle doit bien sûr appartenir aux genres de prédilection de Lanfeust Mag. Les auteurs intéressés peuvent envoyer leur texte dont le calibrage sera compris entre 15 000 et 25 000 signes (espaces comprises) par email à l’adresse : m...ag@lanfeust.com

Vous recevrez par email une réponse, même négative, dès que votre texte aura été lu par la rédaction de Lanfeust Mag. Si votre nouvelle a été sélectionnée, elle vous sera rémunérée 200€. Il ne s’agit pas de droits d’auteur (les auteurs restent propriétaires de leur texte) mais plutôt de l’achat d’un droit à la publication. Et la rédaction choisira un dessinateur pour illustrer votre nouvelle.

Découvrez le site internet de Lanfeust Mag: http://www.lanfeustmag.com/
Le magazine propose aussi un blog (http://lanfeustmag.canalblog.com/) et un forum (http://www.lanfeust.com/forum/)


 

 

Créer une atmosphère


 
 Bonjour à tous,

Dans vos écrits, pensez à l'atmosphère, au décor. Tous les sens des lecteurs doivent être en éveil, ainsi cela génère un effet de réel, donne plus de vie au récit et permet à ces derniers de mieux y rentrer et de se l'approprier.

Afin de parvenir à créer une atmosphère, entraînez-vous à repérer et analyser les sons et images que l'on vous propose dans certains films et les effets qu'ils ont sur vous d'un point de vue émotionnel.
Dressez un tableau à partir d'extraits qui vous semblent importants (ex: colonne 1: repérage chronologique pour retrouver facilement le passage dans le film (ex: 32,05 min), colonne 2: description du son (type de musique, puissance, augmente/diminue?, moment où elle intervient) ou de l'image (que voit-on?, type de plan, couleurs, plan qui précède et plan qui suit), colonne 3: description de vos impressions personnelles par rapport à ces sons et images.

Lisez aussi beaucoup, et de tout, afin d'ouvrir vos horizons culturels et imaginatifs. Procédez aussi à des repérages dans les livres que vous lisez. Observez comment les auteurs décrivent des lieux, créent des atmosphères qui s'intègrent de façon naturelle et homogène à leur récit. Penchez-vous sur le rythme des phrases, le choix des mots, la ponctuation choisie, l'endroit où apparaissent ces descriptions et demandez-vous pour quelles raisons c'est à ce moment du récit que telle ou telle description intervient. Quelles émotions suscite-t-elle chez vous?

Ensuite vous serez davantage en mesure de faire les bons choix pour vos propres écrits. Et surtout n'oubliez jamais (comme me l'a dit une grande écrivaine que j'ai connue personnellement) qu'il ne faut pas dire clairement les choses, mais les suggérer afin de laisser au lecteur davantage de liberté d'interprétation sensorielle et qu'il n'y ait  pas une lecture de votre ouvrage, mais autant de lectures que de lecteurs. Le lecteur n'est pas bête, laissez-le être actif durant sa lecture, et ne lui mâchez pas trop le travail, vous finiriez par le perdre.
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